(Fr) Monaco Tribune parle de la fédération eSportive Monégasque !

Vous la savez, lundi dernier à l’occasion des Gaming Day de Monaco, la finale des LFL a eu lieu entre Misfits Gaming et Gamers Origins. Les premiers cités ont remportés à la surprise générale cette finale de haut vol…

 

Le sujet, n’est pas là aujourd’hui… mais bel et bien sur l’ampleur que l’eSport a encore pris ce lundi… En effet, Monaco Tribune a été à la rencontre du président de la fédération Monaco eSport, Louis DUCRUET suite à cet évent. Vous pouvez retrouver l’article en cliquant ici. Ou à la suite…

 

À l’occasion de la première journée des Sportel Awards, qui ont accueilli ce lundi soir au Grimaldi Forum la grande finale de la Ligue Française de League of Legends, Louis Ducruet s’est longuement confié pour Monaco-Tribune sur l’essor de la discipline.

 

« C’est un très immense honneur que nous a fait la LFL (Ligue Française League of Legends) de nous faire confiance pour organiser cet évènement en partenariat avec le Sportel Awards, malgré l’annulation de la Paris Games Week, se félicitait dans un sourire Louis Ducruet, quelques heures avant la grande finale de la LFL. Nous sommes très fiers de pouvoir accueillir cet évènement en Principauté. » Président de la Fédération monégasque d’Esport depuis janvier dernier, le neveu du Prince Albert II a pris le temps de faire un point sur cette discipline qui lui tient à coeur et qu’il entend développer sur le Rocher dans les années à venir.

 

Monaco semble se tourner de plus en plus vers l’Esport. Pourquoi ce choix ?

 

L’Esport en Principauté est très jeune. C’est un phénomène assez récent. La Fédération existe depuis 2017. Depuis que j’ai pris la présidence en 2020, nous avons pu faire quelques évènements Esport, notamment pendant le confinement avec des petits tournois pour continuer à faire rêver les gens mais aussi le Grand Prix Virtuel de Monaco avec Charles Leclerc et d’autres pilotes professionnels. Nous avons récemment rejoint la Fédération internationale d’Esport, qui était l’un des objectifs majeurs quand je suis arrivé. D’ici décembre, nous espérons également pouvoir organiser un évènement 100 % Fédération monégasque d’Esport en partenariat avec Nicecactus.

 

 

L’Esport permet également à des pilotes de se confronter…

 

On sait déjà que les pilotes de F1 s’entraînent dans des simulateurs. Désormais, ils peuvent le faire en ligne, face au grand public. C’est quand même bien de pouvoir se confronter à des gens qui ne sont pas des pilotes mais qui ont certains skills. On a parfois vu que des pilotes professionnels faisaient de moins bons temps que certains gamers. Cela permet de challenger tout le monde. Ce n’est pas parce que l’on est un grand pilote dans la vraie vie que l’on est un grand pilote dans le simracing.

 

Est-il difficile pour l’Esport de s’adresser aux anciennes générations ?

 

C’est clair que les anciennes générations comme mes parents ne comprennent pas trop cet engouement que l’on peut avoir pour cette discipline. Mais ils font quand même certains efforts pour essayer de comprendre. Ils voient qu’il y a beaucoup de public. Certaines personnes sont impressionnées de voir le nombre de gens présents ce soir (lundi) pour l’évènements. La billetterie a explosé, les gens ont fait le déplacement de loin pour venir ici. L’évènement a été sur la home page de Twitch, ce qui est assez exceptionnel. Cela signifie que l’évènement attire énormément de gens. L’engouement est là, auprès des jeunes, mais c’est vrai que ce n’est pas encore entré dans les moeurs de tout le monde.

 

 

L’Esport est en pleine expansion depuis plusieurs années. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

 

L’Esport s’adresse à un jeune public. On voit que les générations comme la mienne, qui ont été les premiers gamers, peuvent aujourd’hui enfin exprimer leur amour du gaming, via cette discipline et grâce à des jeux qui peuvent challenger tous les participants, avec des notions physiques et mentales impressionnantes. L’Esport est une discipline très divertissante, tout le monde peut comprendre les mécanismes. Il y a une grande diversité de jeux. Il y en a pour tous les goûts.

 

On imagine que le contexte actuel favorise encore plus la pratique…

 

Le confinement a pu permettre au Esport de grandir parce que la discipline se pratique online. Tout le monde peut la pratiquer depuis chez soi dans le monde entier. Il est possible de participer à des compétitions avec des adversaires du monde entier en ligne et le steamer partout dans le monde. Avec les plateformes de streaming, les athlètes ont une grande proximité avec leur communauté et je pense que les fans apprécient. Quand on touche de près son athlète préféré, on a toujours plus d’engouement et on est toujours plus passionné.

 

L’Europe a-t-elle encore du retard sur l’Asie et les États-Unis ?

 

La Corée-du-Sud est l’un des pays pionnier de l’Esport. C’est d’ailleurs eux qui sont à la tête de la fédération internationale d’Esport, mais les États-Unis ont rapidement suivi le pas. Les évènements Esport là-bas sont de véritables shows à l’américaine, comme la NBA ou la NFL. En Europe, nous avons encore un peu de retard, mais quand on voit les performances de nos athlètes européens, nous n’avons pas de quoi rougir.

 

Un débat perpétuel existe autour du Esport. Pour vous, l’Esport est-elle une discipline sportive à part entière, au point d’être un jour présente aux Jeux Olympiques ?

 

Du moment qu’il y a des compétences mentales, des réflexes, et une certaine endurance, pour moi, c’est un sport. Ce sont des athlètes. Certains joueurs d’Esport ont plus de réflexes que des pilotes de Formule 1. Tout le monde n’est pas non plus capable d’être concentré pendant de longues parties qui peuvent parfois s’étirer sur plusieurs heures. Je ne pense pas que l’on puisse dénigrer l’aspect physique et sportif du Esport.

 

Toute l’équipe de Monaco eSport ainsi que celle de Monaco eSport Fédération remercie Monaco Tribune pour cet article.